Tradition

Un « signe de détresse » sous la Révolution

La franc-maçonnerie du XVIIIe siècle réserve bien des surprises. Ainsi, non seulement de nombreux ecclésiastiques ont été Maçons, mais il a même existé des loges dans des monastères comme dans les abbayes bénédictines de Clairvaux ou de Fécamp. La loge Le Tendre Accueil a été créée le 20 juin 1770 au sein de l’abbaye bénédictine de Saint-Maur-sur-Loire. Sur les dix Frères présents, quatre sont des moines de l’abbaye et cinq sont des chanoines du chapitre de la cathédrale d’Angers. En 1773, elle demande son intégration au Grand Orient de France. Le Vénérable est alors Dom Jean Legrand, supérieur de la communauté, et l’orateur l’abbé Waillant de la Motte, le brillant « théologal » de l’évêché. En 1783, il est parmi les plus actifs fondateurs de l’autre loge historique d’Angers, Le Père de famille, où il occupe différents offices jusqu’à la Révolution.

Homme des Lumières, mais catholique et prêtre sincère – tout autant que franc-maçon – le Frère abbé Waillant va être confronté au grand orage révolutionnaire. Comme tous les Français, il accueille sans soute 1789 avec enthousiasme. Mais, peu à peu, la confrontation progressive entre les autorités révolutionnaires et l’Église catholique va lui imposer des choix difficiles. Le 12 juillet 1790, la « Constitution civile du clergé » est votée par l’Assemblée nationale et, dans les mois qui suivent, tous les ecclésiastiques français sont invités à y

La lecture des articles est réservée aux abonnés
Vous êtes déjà abonné ? Connectez-vous
Vous n’êtes pas abonné ? Abonnez-vous
Abonnez-vous et suivez toute l’actualité du magazine
Je m’abonne
Achetercet article
1,00 €

Retrouver cet article

Retrouvez également cet article sur notre magazine n° Magazine N80

Newsletter

Tenez-vous au courant de nos dernières nouvelles!